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Grève des salariés de SFR contre le rachat collectif par Bouygues Telecom, Free et Orange : enjeux sociaux

Mardi 3 novembre, les employés de SFR ont de nouveau déclenché une grève, redoutant des suppressions de postes dans le cadre du rachat collectif par Bouygues Telecom, Free et Orange. Le mouvement s’inscrit dans un conflit social qui se prolonge, alors que les négociations restent en suspens.

CM
journalist·mercredi 4 novembre 2026 à 06:205 min
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Grève des salariés de SFR contre le rachat collectif par Bouygues Telecom, Free et Orange : enjeux sociaux

Le mardi 3 novembre, des salariés du groupe SFR, appartenant à Patrick Drahi, ont déclenché une nouvelle journée de grève pour protester contre le projet de rachat collectif mené par Bouygues Telecom, Free et Orange. Cette mobilisation reflète des inquiétudes croissantes concernant la sécurité de l’emploi, dans un contexte où les trois acquéreurs envisagent de fusionner leurs activités afin de renforcer leur position sur le marché français des télécommunications. Selon Le Monde, les revendications portent principalement sur la préservation des postes et la garantie de conditions de travail équitables après l’opération.

Grève du 3 novembre : mobilisation des salariés de SFR

La grève du 3 novembre a rassemblé des équipes de plusieurs sites SFR, dont les effectifs exacts restent inconnus ; l’information non confirmée à ce stade empêche de préciser le nombre de participants. D’après Le Monde, les salariés ont organisé des rassemblements devant les bureaux de l’entreprise, affichant des pancartes dénonçant le manque de transparence du processus d’acquisition et appelant à un dialogue social renforcé. Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité d’une série de protestations qui ont débuté dès l’annonce du projet de rachat.

Les actions menées lors de cette journée ont compris des arrêts de travail partiels, des blocages d’accès aux systèmes informatiques internes et la diffusion de pétitions signées par les employés. Bien que les détails quant à l’impact opérationnel de ces mesures ne soient pas publiés, les syndicats ont indiqué que la grève visait à mettre la pression sur les futurs acquéreurs afin d’obtenir des garanties concrètes sur le maintien des emplois. Information non confirmée à ce stade concernant les éventuelles perturbations de service pour les clients SFR.

Les représentants syndicaux, dont les noms ne sont pas précisés dans le brief, ont appelé à la solidarité entre les différents sites et ont exhorté les travailleurs à poursuivre le mouvement si les négociations n’aboutissaient pas rapidement. Selon les sources, des réunions d’urgence ont été organisées entre les délégués syndicaux et les dirigeants de SFR pour discuter des revendications, mais aucun accord n’a été annoncé au moment de la rédaction.

Raisons du mécontentement : crainte d’un plan social suite au rachat

Le projet de rachat collectif, qui regroupe Bouygues Telecom, Free et Orange, suscite chez les salariés de SFR une appréhension profonde quant à la possible mise en place d’un plan social. Les employés redoutent que la consolidation des réseaux et des services ne conduise à des doublons de fonctions, entraînant ainsi des suppressions de postes. Cette crainte s’appuie sur des précédents de regroupements dans le secteur des télécommunications en France, où des restructurations ont parfois conduit à des licenciements massifs, selon les observateurs du marché.

Par ailleurs, les salariés soulignent le manque de visibilité sur les critères qui seront retenus pour définir les effectifs post‑fusion. L’absence d’un accord préalable sur les conditions de transition, notamment sur les indemnités éventuelles et les reclassements internes, alimente le sentiment d’insécurité. Information non confirmée à ce stade quant aux engagements précis que les acquéreurs pourraient prendre pour protéger les emplois.

Le climat social est également aggravé par la perception d’une prise de décision centralisée, avec peu de place pour la concertation avec les instances représentatives du personnel. Les employés de SFR craignent que les décisions stratégiques, prises par les nouveaux actionnaires, soient orientées principalement vers la rentabilité financière, au détriment du maintien d’une main‑d’œuvre stable et qualifiée. Cette perception renforce la mobilisation et la détermination à faire entendre leurs revendications.

Réactions des acquéreurs et perspectives de négociation

Les dirigeants de Bouygues Telecom, Free et Orange ont déclaré, selon Le Monde, leur volonté de poursuivre le dialogue social avec les représentants de SFR afin de trouver des solutions acceptables pour toutes les parties. Aucun communiqué officiel n’a toutefois détaillé les mesures concrètes envisagées pour sécuriser les emplois, laissant les salariés dans l’attente d’un engagement tangible. Les trois opérateurs ont souligné l’importance de garantir la continuité du service pour les clients, tout en affirmant qu’ils souhaitaient éviter toute perturbation majeure du climat social.

Le gouvernement français, qui suit de près les évolutions du secteur des télécommunications, aurait été informé du déroulement des négociations, mais aucune déclaration publique n’a été rendue disponible à ce jour. Information non confirmée à ce stade concernant l’éventuelle intervention d’autorités publiques ou de médiateurs pour faciliter le dialogue entre les parties.

Dans les semaines à venir, les salariés de SFR prévoient de maintenir la pression, tout en restant ouverts à un accord qui garantirait des garanties d’emploi claires. Selon les sources, une prochaine réunion de concertation est prévue entre les représentants syndicaux et les équipes de direction des acquéreurs, avec l’objectif de définir un calendrier de mise en œuvre du rachat et d’établir les modalités de préservation des postes. La conclusion de ces négociations déterminera le cours du conflit social et l’avenir du groupe SFR dans le paysage télécom français.

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