Israël a mené une opération de dynamitage au sud du Liban pour détruire des infrastructures souterraines du Hezbollah. L'action s'est déroulée dans la crête d'Ali al‑Taher, zone stratégique selon les autorités israéliennes. Le ministre de la Défense a confirmé la réussite de l'opération.
Dans la nuit du 10 septembre 2026, les forces armées israéliennes ont mené une opération de dynamitage ciblant des installations souterraines que le gouvernement d'Israël qualifie d'« infrastructures souterraines de l'organisation terroriste Hezbollah », situées dans le secteur de la crête d'Ali al‑Taher, au sud du Liban. Selon l'Agence nationale d'information citée par BFMTV, l'action visait à neutraliser des réseaux de tunnels et de caches d'armes que le Hezbollah aurait développés dans cette zone montagneuse, jugée stratégique pour le transport de matériel et la planification d'attaques. Le ministre de la Défense israélien, Benjamin Netanyahu, et le porte‑parole Israël Katz ont confirmé que les explosifs ont été déployés avec succès, sans préciser le nombre exact de cibles touchées. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une escalade militaire qui dure depuis plusieurs mois entre Israël et le Hezbollah, déjà marquée par des échanges de tirs et des frappes aériennes ponctuelles.
Destruction d'infrastructures souterraines du Hezbollah
Les autorités israéliennes ont indiqué que les installations visées comprenaient des tunnels de plusieurs dizaines de mètres, des entrepôts souterrains et des postes de commandement clandestins. Bien que les détails techniques restent confidentiels, les responsables de la défense ont souligné que la destruction de ces structures visait à réduire la capacité du Hezbollah à mener des opérations transfrontalières, notamment des tirs de roquettes vers le nord d'Israël. La vidéo diffusée par le ministère de la Défense, mentionnée dans le reportage de BFMTV, montre des explosions contrôlées et des nuages de poussière s’élevant au-dessus du relief montagneux, corroborant les affirmations officielles. Aucun bilan de victimes civiles n’a été communiqué à ce stade, et les autorités libanaises n’ont pas encore publié de commentaire officiel.
Selon les sources, l’opération a été planifiée plusieurs semaines à l’avance, impliquant des renseignements aéronautiques et des équipes spécialisées en démolition. Le choix de la crête d'Ali al‑Taher, qui surplombe la frontière libano‑israélienne, reflète la volonté d’Israël de frapper des sites jugés difficiles d’accès et donc moins exposés aux contre‑mesures. Les experts en sécurité régionale, cités par des analyses antérieures, estiment que la destruction de ces réseaux souterrains pourrait contraindre le Hezbollah à réorienter ses activités vers des zones plus exposées, augmentant ainsi le risque de confrontations directes.
Contexte géopolitique et historique du conflit libano‑israélien
Le Hezbollah, formation chiite soutenue par l’Iran, contrôle depuis 2006 une partie importante du sud du Liban et possède un arsenal estimé à plusieurs milliers de roquettes. Depuis le déclenchement de la guerre en octobre 2023 entre Israël et le Hamas, le Hezbollah a intensifié ses tirs de roquettes et ses incursions le long de la frontière, ce qui a conduit Israël à élargir son champ d’action au Liban. Les précédentes frappes israéliennes, notamment en 2024, avaient déjà visé des dépôts d’armes et des postes de commandement, mais la dimension souterraine de ces installations était moins documentée. La crête d'Ali al‑Taher, située à proximité de la ville de Marjayoun, a longtemps servi de couloir logistique pour le transport de matériel militaire, selon des rapports de renseignement non confirmés publiés par des médias régionaux.
Dans ce contexte, l’opération du 10 septembre s’inscrit dans une stratégie israélienne visant à affaiblir la capacité du Hezbollah à mener des attaques de grande envergure. Le gouvernement israélien justifie ces actions par la nécessité de protéger ses citoyens contre des tirs de roquettes qui, selon les autorités, ont causé des pertes humaines et des dommages matériels au cours des derniers mois. De son côté, le Hezbollah a régulièrement dénoncé les incursions israéliennes comme des violations de la souveraineté libanaise, tout en affirmant que ses réseaux souterrains sont essentiels à la résistance contre l’occupation perçue.
Réactions officielles et perspectives d'escalade
À la suite de l’opération, le porte‑parole du ministère libanais des Affaires étrangères a déclaré que le Liban « condamne fermement toute violation de son territoire » et a appelé la communauté internationale à intervenir pour désamorcer la tension. Le Hezbollah, pour sa part, n’a pas encore publié de communiqué officiel, mais des porte‑voix affiliés au groupe ont laissé entendre que des représailles seraient envisagées, sans préciser la nature de ces réponses. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été entendu lors d’une allocution télévisée où il a rappelé que le groupe « défendra chaque centimètre de sol libanais » contre toute agression.
Les États-Unis et plusieurs pays européens, cités dans des déclarations publiques, ont appelé à la retenue de part et d’autre, soulignant le risque d’une escalade qui pourrait s’étendre au-delà du Liban et du Gaza. Selon les analystes de l’Institut français des relations internationales (IFRI), la destruction d’infrastructures souterraines représente une escalade technique qui pourrait pousser le Hezbollah à intensifier ses tirs de roquettes ou à recourir à des attaques asymétriques, comme des infiltrations à la frontière. Cette dynamique pourrait également entraîner une réponse militaire plus large d’Israël, incluant des frappes aériennes supplémentaires dans le sud du Liban.
En attendant, la communauté internationale surveille de près les développements. Le Secrétaire général de l’ONU a exhorté les deux parties à reprendre les pourparlers sous l’égide de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) afin d’éviter une nouvelle vague de violences. Selon les sources, la FINUL prépare un rapport préliminaire sur la situation sécuritaire dans la zone frontalière, qui sera présenté lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité. La suite de ces événements dépendra largement de la capacité des acteurs régionaux à contenir leurs réponses militaires et à privilégier le dialogue, même si les tensions restent élevées.
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