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Jordan Bardella conteste l'authentification de Mediapart et affirme ne pas avoir Facebook

Le député européen du Rassemblement national, Jordan Bardella, rejette les preuves présentées par Mediapart, affirmant ne pas posséder de compte Facebook et être dans l'incapacité de demander l'extraction de conversations. Cette nouvelle prise de parole intervient après la polémique suscitée par des messages jugés antisémites.

MR
journalist·mercredi 7 octobre 2026 à 06:215 min
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Jordan Bardella conteste l'authentification de Mediapart et affirme ne pas avoir Facebook

Jordan Bardella, député européen du Rassemblement national, a de nouveau contesté les éléments d'authentification fournis par le site d'investigation Mediapart concernant des messages antisémites qui lui seraient attribués. Lors d'une conférence de presse, il a déclaré ne pas posséder de compte Facebook et être dans l'impossibilité de solliciter la récupération de conversations sur ce réseau, tout en rappelant qu'il avait déjà été critiqué pour une phrase provocatrice : « Vous auriez adoré me voir poser le genou à terre ». Cette intervention vise à remettre en cause la méthode d'enquête de Mediapart et à affirmer son innocence face aux accusations.

Contestation de l'authentification des messages par Jordan Bardella

Le porte-parole du Rassemblement national a indiqué que les éléments présentés par Mediapart, censés prouver l'origine des messages, ne reposaient sur des critères techniques fiables. Selon les informations communiquées, le site aurait utilisé des métadonnées et des captures d'écran pour établir un lien entre le député et des propos antisémites, mais Bardella a souligné que ces preuves peuvent être manipulées ou mal interprétées. Il a ainsi affirmé que « les éléments d'authentification de Mediapart sont formellement contestés », rappelant que la vérification de l'origine d'un message sur une plateforme fermée nécessite un accès direct aux serveurs, ce qui, selon lui, n'a pas été accordé. Cette remise en cause s'inscrit dans une stratégie de défense juridique visant à empêcher toute utilisation de ces preuves devant les juridictions.

En outre, le député a rappelé que la législation française impose des procédures strictes pour l'obtention de données privées auprès des géants du numérique. Sans mandat judiciaire, aucune entreprise ne peut être contrainte de fournir des extraits de conversations, même à la demande d'un média d'investigation. Ainsi, selon Bardella, la demande d'extraction de conversations sur Facebook, si elle avait été formulée, aurait été rejetée par la plateforme au regard du respect du secret des correspondances. Cette précision juridique vise à souligner le manque de légitimité de la démarche de Mediapart, qui aurait agi sans l'appui d'une autorité judiciaire compétente.

Déclarations de Bardella sur l'absence de compte Facebook

Lors de la même conférence, le député a déclaré de façon catégorique qu'il « ne possède pas Facebook », insistant sur le fait qu'il ne pouvait donc pas être l'auteur direct des messages incriminés. Cette affirmation s'appuie sur le fait que, selon les informations disponibles, aucun compte officiel à son nom n'est enregistré sur le réseau social. Il a précisé que, même s'il utilisait d'autres plateformes pour communiquer, l'absence de compte Facebook rendait impossible toute extraction de données le concernant. Cette position s'appuie sur les règles de la plateforme, qui ne conservent pas de données d'utilisateurs inexistants, et sur le principe de la responsabilité individuelle dans le cadre des réseaux sociaux.

Le porte-parole a également souligné que, dans le passé, le député avait déjà été confronté à des accusations similaires, notamment lorsqu'il avait prononcé la phrase provocatrice « Vous auriez adoré me voir poser le genou à terre ». À cette occasion, les médias avaient largement relayé la polémique, mais aucune preuve concrète n'avait jamais été présentée pour étayer les accusations. En rappelant cet épisode, Bardella cherche à établir un parallèle entre les deux affaires, insistant sur le caractère récurrent de ce type d'attaque médiatique et sur le manque de preuves tangibles. Il a conclu en affirmant que toute nouvelle enquête devrait se fonder sur des éléments vérifiables et non sur des suppositions.

Réactions et suites de la polémique sur les propos antisémites

La réponse de Jordan Bardella a immédiatement suscité des réactions au sein du paysage politique français. Plusieurs élus du parti opposé ont demandé à la commission des lois du Parlement d'ouvrir un examen approfondi des preuves présentées par Mediapart, invoquant la nécessité de protéger la dignité des victimes d'antisémitisme. De leur côté, des porte-parole du Rassemblement national ont dénoncé une « campagne de déstabilisation » orchestrée par les médias, arguant que les accusations visent à nuire à la légitimité du parti à l'approche des prochaines échéances électorales. Ces déclarations illustrent la polarisation du débat, où chaque camp cherche à mobiliser son électorat autour d'enjeux de liberté d'expression et de lutte contre la haine.

Par ailleurs, les autorités judiciaires n'ont pas encore pris position sur la validité des preuves de Mediapart. Selon les sources, une enquête préliminaire pourrait être ouverte afin de déterminer si les messages incriminés constituent une infraction pénale ou relèvent d'une diffamation. En attendant, le député a indiqué qu'il envisageait de porter l'affaire devant les tribunaux pour faire reconnaître la légitimité de sa contestation. Cette perspective juridique constitue la prochaine étape la plus concrète du différend, et pourrait fixer un précédent sur la manière dont les médias peuvent utiliser des données numériques dans leurs enquêtes. La situation reste donc en évolution, avec un suivi attentif attendu tant par les acteurs politiques que par les observateurs du droit numérique.

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