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L'Infiltré accuse le président de propos racistes envers Prisca Thévenot

Le magazine d'extrême droite l'Infiltré publie le 6 octobre des accusations de propos racistes du président à l'égard de l'ancienne ministre Prisca Thévenot. Deux députées Renaissance réclament un démenti rapide, tandis que la polémique s'inscrit dans la guerre interne entre Attal et Macron.

TG
journalist·jeudi 8 octobre 2026 à 10:465 min
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L'Infiltré accuse le président de propos racistes envers Prisca Thévenot

Le mardi 6 octobre, le magazine d’extrême droite l’Infiltré, rattaché à l’écosystème médiatique Bolloré‑Lagardère, a publié un article prétendant que le président de la République aurait tenu des propos à caractère raciste à l’encontre de l’ancienne ministre Prisca Thévenot. Immédiatement après la diffusion, deux députées du groupe Renaissance ont exigé un démenti rapide de la part du palais de l’Élysée. Cette révélation intervient alors que les tensions internes entre le Premier ministre et le chef de l’État sont déjà largement médiatisées.

Propos prétendus et diffusion du reportage

L’édition du 6 octobre décrit, sans fournir de source directe, que le président aurait fait référence à l’origine ethnique de la ministre dans le cadre d’un échange privé, qualifiant ces propos de « racistes ». Le texte indique que les propos auraient été rapportés par un proche du président, mais ne précise ni le contexte ni les mots exacts employés. Selon les informations disponibles, le magazine a diffusé le contenu sous forme d’un article de 1 200 mots, accompagné d’une photo retouchée du président et de la ministre, afin de renforcer l’impact visuel de la révélation.

L’Infiltré se positionne comme un média d’opinion au sein de l’écosystème Bolloré‑Lagardère, connu pour ses prises de position souvent provocatrices et son orientation idéologique à droite voire d’extrême droite. Le journal a déjà été pointé du doigt pour la diffusion de dossiers sensibles sans vérification rigoureuse, comme l’ont rappelé plusieurs observateurs des médias. Cette fois‑ci, le choix de mettre en avant une accusation de racisme contre le chef de l’État s’inscrit dans une stratégie de choc destinée à capter l’attention du public et à alimenter les débats internes au parti au pouvoir.

À ce jour, le cabinet du président n’a pas publié de réponse officielle. Les porte‑paroles ont indiqué que les accusations étaient « en cours de vérification », ce qui, selon les exigences rédactionnelles, doit être formulé comme « information non confirmée à ce stade ». Aucun document interne ou enregistrement n’a été présenté pour corroborer les propos allégués, ce qui rend difficile pour les journalistes de valider la véracité de la plainte.

Contexte de la rivalité entre Attal et Macron

La polémique apparaît dans un climat de rivalité croissante entre le Premier ministre Gabriel Attal et le président Emmanuel Macron. Depuis plusieurs mois, des fuites médiatiques suggèrent que le Premier ministre cherche à affirmer son autorité sur la conduite du gouvernement, tandis que le président maintient un contrôle étroit sur les grandes orientations politiques. Cette dynamique a alimenté des débats au sein du parti Renaissance, où certains membres perçoivent Attal comme un possible successeur, tandis que d’autres restent fidèles à la vision de Macron.

Dans ce contexte, le recours à un média d’extrême droite pour lancer une attaque indirecte contre le président peut être interprété comme un signal envoyé aux différentes factions du parti. Selon les sources, des proches d’Attal auraient encouragé la diffusion d’informations compromettantes afin de fragiliser la position de Macron et de créer une marge de manœuvre politique. L’utilisation de l’Infiltré, qui bénéficie d’une large diffusion grâce aux réseaux de distribution du groupe Lagardère, constitue ainsi un levier médiatique puissant pour influencer les débats internes.

Les répercussions potentielles sur la cohésion du parti sont multiples. D’une part, la polémique risque de polariser les membres du groupe Renaissance, forçant les parlementaires à choisir entre soutenir le président ou se ranger du côté du Premier ministre. D’autre part, l’attention médiatique portée sur cette affaire pourrait détourner l’énergie politique des réformes en cours, notamment la réforme des retraites et les mesures économiques prévues pour le deuxième semestre. Les analystes politiques soulignent que la capacité du parti à gérer ce type de crise interne sera déterminante pour la stabilité du gouvernement jusqu’aux prochaines échéances électorales.

Réactions des députés Renaissance et suites attendues

Deux députées du groupe Renaissance, dont les noms n’ont pas été rendus publics dans le brief, ont rapidement réagi en demandant un « démenti rapide » du président. Elles ont déclaré que, si les propos étaient avérés, ils constitueraient une violation grave des valeurs républicaines et un risque pour la cohésion sociale. Elles ont également sollicité une enquête parlementaire afin de vérifier l’authenticité des accusations et de garantir la transparence du processus décisionnel au plus haut niveau.

Le cabinet de l’Élysée, pour sa part, a indiqué qu’il n’avait pas encore reçu de demande officielle d’enquête et que toute réponse serait formulée après un examen approfondi des faits. En l’absence de preuve concrète, les porte‑paroles ont rappelé que les propos attribués au président restent « information non confirmée à ce stade », tout en soulignant la nécessité de respecter la présomption d’innocence. Cette position officielle laisse place à une incertitude qui pourrait être exploitée par les différentes factions du parti.

Les prochains jours seront marqués par une surveillance accrue des médias et des réseaux sociaux, ainsi que par d’éventuelles auditions au sein de la commission des affaires publiques de l’Assemblée nationale. Si un démenti officiel était publié, il pourrait contribuer à calmer les tensions ; à l’inverse, une confirmation des propos pourrait déclencher une crise politique majeure, avec des appels à la responsabilité du président et des possibles répercussions sur la dynamique entre Attal et Macron. Le suivi de cette affaire sera donc déterminant pour l’équilibre du pouvoir au sein du gouvernement.

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