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UNHCR alerte sur 90 millions de réfugiés vulnérables au changement climatique avant la COP31

À la veille de la COP31, le Haut‑Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés signale que 90 millions de personnes déplacées sont exposées aux effets du climat, malgré leur quasi‑absence d’émission de gaz à effet de serre. Ces populations, contraintes de fuir des conflits qu’elles n’ont pas provoqués, se trouvent en première ligne de la crise climatique.

FD
journalist·vendredi 6 novembre 2026 à 08:117 min
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À quelques jours de l’ouverture de la COP31, le Haut‑Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a lancé une alerte majeure, rappelant que près de quatre‑vingt‑dix millions de réfugiés sont particulièrement exposés aux risques climatiques. Ces personnes, déjà déplacées par des conflits armés, se voient désormais confrontées à des phénomènes météorologiques extrêmes qu’elles n’ont pas contribué à engendrer. L’UNHCR souligne que cette double vulnérabilité crée une situation humanitaire sans précédent, plaçant les réfugiés au cœur d’une crise climatique qui s’intensifie.

Exposition des réfugiés aux risques climatiques : chiffres et zones concernées

Le rapport du HCR identifie 90 millions de réfugiés comme « particulièrement exposés », majoritairement installés dans des régions déjà soumises à des pressions climatiques sévères. Le Sahel, le Sud‑Asie et certaines parties de l’Amérique centrale sont cités comme les zones où sécheresses prolongées, inondations récurrentes et élévation du niveau de la mer aggravent la précarité des populations déplacées. Dans ces territoires, la combinaison de conflits armés et de dérèglements environnementaux crée un cercle vicieux qui pousse les déplacés à chercher des solutions d’urgence.

Les impacts climatiques se traduisent par une perte d’accès à l’eau potable, la dégradation des terres agricoles et la destruction d’infrastructures déjà fragiles. Dans le Sahel, par exemple, la désertification accélérée oblige les réfugiés à migrer davantage vers des zones urbaines déjà surchargées, augmentant les tensions sociales et la compétition pour les ressources limitées. En Asie du Sud, la montée du niveau de la mer menace les camps de réfugiés côtiers, forçant des déplacements supplémentaires qui compliquent les réponses humanitaires.

Contexte géopolitique et climatique à l'approche de la COP31

L’avertissement du HCR intervient à un moment où les négociations internationales sur le climat gagnent en urgence. La COP31, qui se tiendra dans les prochains jours, représente la plateforme principale où les États et les organisations mondiales doivent décider des engagements financiers et des mécanismes d’adaptation pour les populations les plus vulnérables. Le contexte actuel est marqué par une multiplication des catastrophes climatiques, tandis que les conflits armés persistent dans plusieurs régions, créant un chevauchement complexe entre déplacements forcés et dérèglements environnementaux.

Historiquement, les réfugiés ont été classés selon les critères de persécution ou de violence, comme le prévoit la Convention de 1951. Cependant, le lien croissant entre changement climatique et déplacements humains pousse les acteurs internationaux à réexaminer ces cadres juridiques. Le HCR rappelle que, selon leurs propres estimations, les réfugiés contribuent très peu aux émissions de gaz à effet de serre, ce qui rend leur exposition aux impacts climatiques d’autant plus injuste. Cette prise de conscience alimente les appels à intégrer la dimension climatique dans les conventions existantes sur les réfugiés.

Réactions internationales et prochaines étapes envisagées

Face à ces constats, plusieurs gouvernements, organisations non gouvernementales et agences des Nations Unies ont exprimé leur soutien à l’inclusion des réfugiés climatiques dans les discussions de la COP31. Des pays du G20 et des acteurs de la société civile demandent la création d’un fonds dédié à la résilience des populations déplacées, ainsi que la reconnaissance juridique des personnes déplacées pour des raisons climatiques. Le HCR insiste sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les programmes d’aide humanitaire et les stratégies d’atténuation du climat.

Les prochaines étapes, comme indiqué par le HCR, passeront par l’élaboration de lignes directrices spécifiques lors de la COP31, visant à mobiliser des ressources financières et techniques pour les réfugiés exposés. Les négociations devront également aborder la question de la protection juridique, afin de garantir que les personnes déplacées en raison du climat bénéficient de droits comparables à ceux des réfugiés traditionnels. Cette orientation pourrait marquer un tournant décisif dans la façon dont la communauté internationale répond aux défis combinés du conflit et du changement climatique.

Perspectives d’adaptation et de résilience

Le HCR propose plusieurs axes d’action pour renforcer la résilience des réfugiés face aux aléas climatiques. Parmi eux, le renforcement des infrastructures d’eau et d’assainissement dans les camps, la promotion de pratiques agricoles climato‑intelligentes et le soutien à la relocalisation volontaire vers des zones moins exposées. Chaque mesure vise à réduire la dépendance à des ressources de plus en plus rares et à offrir des alternatives durables aux populations déplacées.

Des organisations locales, bien que limitées par des ressources souvent insuffisantes, jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de solutions adaptées aux contextes spécifiques. Elles participent à la cartographie des zones à risque, à la formation des communautés sur les techniques de gestion de l’eau et à la création de réseaux d’entraide. Cependant, l’information non confirmée à ce stade indique que les mécanismes de financement internationaux restent à définir de manière précise.

Enjeux juridiques et besoin d’une nouvelle reconnaissance

Le débat juridique autour des « réfugiés climatiques » est encore en cours. La Convention de 1951 ne prévoit pas explicitement la protection des personnes déplacées par des phénomènes climatiques, ce qui crée un vide juridique. Le HCR plaide pour une extension du cadre existant afin d’inclure les déplacements induits par le climat, argumentant que la faible contribution des réfugiés aux émissions de CO₂ rend leur situation moralement intenable.

Des propositions de texte ont été soumises à l’attention des négociateurs de la COP31, mais l’information non confirmée à ce stade indique que le degré d’adhésion des États reste incertain. Certains gouvernements craignent que l’élargissement de la définition ne crée des obligations financières disproportionnées, tandis que d’autres voient dans cette évolution une opportunité de renforcer la solidarité internationale.

Impact sur les politiques d’aide humanitaire

L’intégration de la dimension climatique dans les programmes d’aide humanitaire nécessite une reconfiguration des priorités budgétaires. Les agences des Nations Unies, dont le HCR, envisagent d’allouer une part plus importante de leurs fonds aux projets d’adaptation, aux infrastructures résilientes et à la formation des acteurs locaux. Cette réorientation vise à anticiper les déplacements futurs plutôt que de réagir uniquement aux crises déjà survenues.

Par ailleurs, les ONG internationales ont appelé à une meilleure coordination entre les acteurs humanitaires et les institutions financières, afin d’éviter la duplication des efforts et de maximiser l’impact des interventions. L’information non confirmée à ce stade indique que les mécanismes de suivi et d’évaluation restent à préciser.

Défis à long terme et appel à l’action

À plus long terme, la communauté internationale devra faire face à une augmentation probable du nombre de personnes déplacées par le climat, même si le chiffre exact n’est pas encore confirmé. Le HCR avertit que la combinaison de conflits armés et de dérèglements climatiques pourrait créer de nouvelles zones de tension, où les ressources seront de plus en plus contestées.

Dans ce contexte, le message central du HCR reste clair : il est impératif d’agir rapidement pour prévenir une aggravation de la crise humanitaire. La COP31 constitue une occasion unique de mettre en place des engagements concrets, tant financiers que juridiques, afin de protéger les réfugiés les plus vulnérables et de garantir que les réponses aux défis climatiques soient inclusives et équitables.

Conclusion

En résumé, l’alerte du Haut‑Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés met en lumière la double peine subie par près de quatre‑vingt‑dix millions de personnes déplacées par des conflits et désormais confrontées aux effets du changement climatique. Alors que la COP31 se profile, les négociations devront intégrer les exigences de résilience, de protection juridique et de financement dédié à ces populations. Le succès de ces démarches dépendra de la volonté collective des États, des organisations internationales et de la société civile à reconnaître que les réfugiés, malgré leur contribution marginale aux émissions de CO₂, portent aujourd’hui le poids le plus lourd de la crise climatique."

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