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Comment l'extrême droite menace le Likoud avant les législatives israéliennes

À une semaine du scrutin législatif du 27 octobre, les listes d’extrême droite intensifient leur campagne contre le Likoud. Le parti de Benjamin Netanyahu, fragilisé par le traumatisme du 7 octobre, pourrait perdre un tiers de ses 32 sièges à la Knesset, selon Le Monde International.

CM
journalist·mardi 20 octobre 2026 à 17:005 min
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Comment l'extrême droite menace le Likoud avant les législatives israéliennes

À une semaine des élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre, le paysage politique s’assombrit alors que les formations d’extrême droite intensifient leur campagne, cherchant à dépasser le Likoud de Benjamin Netanyahu. Le parti du Premier ministre apparaît fragilisé par le traumatisme du 7 octobre, tandis que les rivaux plus radicaux attirent une partie de son électorat. Selon Le Monde International, le Likoud pourrait perdre jusqu’à un tiers de ses 32 sièges à la Knesset.

Surenchère des listes d’extrême droite face au Likoud

Les partis d’extrême droite, récemment regroupés sous diverses listes, ont multiplié les rassemblements dans les villes périphériques de Tel‑Aviv et de Jérusalem, où les électeurs traditionnellement proches du Likoud se montrent de plus en plus réceptifs à un discours plus radical. Ils misent sur des thématiques sécuritaires et nationalistes, promettant une ligne dure contre le Hamas et une remise en cause des accords de normalisation régionaux. Cette stratégie de surenchère se traduit par une augmentation visible du nombre de volontaires, de financements privés et de publicités ciblées sur les réseaux sociaux, cherchant à mobiliser les électeurs qui, selon les analystes, se sentent abandonnés par le gouvernement actuel.

Le Likoud, qui a longtemps dominé la scène politique israélienne, se retrouve confronté à une concurrence qui ne se limite plus à la critique habituelle de la gestion gouvernementale, mais qui propose une alternative idéologique plus extrême. Selon les sources, plusieurs candidats du Likoud ont dû revoir leurs programmes pour incorporer des mesures plus strictes en matière de sécurité, dans le but de retenir les électeurs qui flirtent avec les listes d’extrême droite. Cette dynamique crée une tension interne au parti, où les factions modérées craignent d’être éclipsées par des voix plus dures, tout en essayant de préserver l’unité nécessaire à la campagne.

Par ailleurs, les observateurs internationaux notent que la présence accrue de l’extrême droite dans le débat public a modifié le ton des débats télévisés et des meetings politiques. Les messages se font plus polariser, chaque parti cherchant à se démarquer en affichant une position ferme sur la sécurité et l’identité nationale. Cette évolution du discours public, confirmée par le suivi des médias, indique que la lutte pour les voix de droite ne se joue plus uniquement sur des questions économiques, mais bien sur la capacité à incarner la défense du peuple face à une menace perçue comme imminente.

Conséquences du traumatisme du 7 octobre sur le parti Netanyahu

Le 7 octobre, une attaque surprise du Hamas a profondément bouleversé la société israélienne, provoquant une onde de choc qui se répercute encore dans les sondages et les intentions de vote. Le traumatisme collectif a engendré une perte de confiance envers les autorités, perçues par certains comme insuffisamment préparées pour anticiper la menace. Selon les informations du quotidien, cette perte de confiance se traduit par un recul du soutien au Likoud, qui était auparavant considéré comme le garant principal de la sécurité nationale.

Cette détérioration du capital politique du Premier ministre s’accompagne d’une fragmentation au sein même du parti. Des membres influents ont exprimé publiquement leurs doutes quant à la capacité de Netanyahu à mener une politique de défense efficace, tout en appelant à une réforme de la stratégie militaire et à une meilleure coordination avec les alliés. Ces critiques internes, bien que souvent formulées en interne, ont fini par filtrer dans le débat public, alimentant le sentiment d’instabilité au sein du Likoud.

En outre, le traumatisme du 7 octobre a renforcé le sentiment d’urgence chez les électeurs, qui recherchent des réponses concrètes et rapides aux questions de sécurité. Cette pression accrue favorise les partis proposant des solutions perçues comme plus décisives, même si elles s’inscrivent dans une rhétorique plus extrême. Ainsi, le Likoud se trouve obligé de réévaluer ses priorités, tout en tentant de rassurer une population encore sous le choc, un exercice qui se révèle de plus en plus difficile à mesure que la campagne avance.

Scénario de perte de sièges et implications pour la coalition

Les analyses publiées par Le Monde International évoquent la possibilité que le Likoud perde un tiers de ses 32 sièges à la Knesset, ce qui représenterait environ dix à onze places. Une telle réduction placerait le parti en position minoritaire, le contraignant à rechercher des partenaires de coalition capables de combler le déficit parlementaire. Cette situation pourrait ouvrir la voie à des alliances inattendues, notamment avec des formations d’extrême droite qui, elles-mêmes, espèrent profiter de la dynamique actuelle pour gagner en influence.

Dans un contexte où aucune formation ne dispose d’une majorité claire, la construction d’une coalition deviendra un exercice de négociation intensif. Le Likoud, afin de conserver le pouvoir exécutif, devra probablement faire des concessions sur des dossiers clés tels que la politique de colonisation, les accords de normalisation avec les États arabes et les réformes du système judiciaire. Ces concessions pourraient, à leur tour, remodeler l’équilibre des forces au sein du gouvernement, en donnant une plus grande marge de manœuvre aux partis d’extrême droite pour orienter les décisions politiques.

Enfin, les perspectives post‑électorales suggèrent que, même si le Likoud parvient à former une coalition, il devra composer avec un parlement plus fragmenté et des exigences plus fortes de la part de ses partenaires. Cette réalité pourrait entraîner une gouvernance plus instable, avec des risques accrus de blocages législatifs et de tensions internes. Selon les sources, la capacité du gouvernement à répondre rapidement aux défis sécuritaires et économiques sera mise à l’épreuve, ce qui pourrait influencer durablement la trajectoire politique d’Israël dans les mois à venir.

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