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Etgar Keret rappelle le traumatisme du 7 octobre et la responsabilité de Netanyahu

Trois ans après les attaques du 7 octobre, l’écrivain Etgar Keret publie une tribune dans Libération qui souligne la douleur des familles et des otages. Il accuse le gouvernement israélien de prolonger ce traumatisme, rappelant que la mémoire du massacre reste vivante.

CM
journalist·mercredi 7 octobre 2026 à 06:535 min
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Etgar Keret rappelle le traumatisme du 7 octobre et la responsabilité de Netanyahu

Trois ans après les attaques du 7 octobre 2023, l’écrivain israélien Etgar Keret publie dans Libération une tribune qui rappelle la persistance du traumatisme chez les familles des victimes et les otages libérés, tout en pointant la responsabilité du gouvernement israélien. Le texte, signé le 6 octobre 2026, s’inscrit dans le débat public sur la manière dont le conflit est encore entretenu.

Le témoignage d'Etgar Keret sur le 7 octobre

Dans son article, Keret décrit avec une intensité rare la souffrance qui ne s’est pas atténuée depuis le 7 octobre. Il écrit : « Pour les familles endeuillées et les otages libérés, le traumatisme ne s’effacera jamais vraiment. Et pour nous, les autres, il ne pourra jamais cesser tant que Nétanyahou s’échinera à le faire durer ». Cette citation, reproduite mot pour mot, constitue le cœur de son propos et montre que le souvenir du massacre reste un fardeau quotidien pour les survivants.

Le texte souligne que les familles endeuillées vivent chaque jour comme une répétition du drame, entre les commémorations officielles et les conversations privées où le nom des disparus revient sans cesse. Les otages libérés, quant à eux, font face à une réintégration difficile, marquée par des troubles du sommeil, des flash‑backs et une méfiance persistante envers les autorités. Selon les sources, les services de santé mentale en Israël ont vu une hausse des demandes d’accompagnement psychologique depuis le 7 octobre, mais les ressources restent insuffisantes pour répondre à l’ampleur du besoin.

Au-delà du récit personnel, la tribune a suscité une vive réaction dans le paysage médiatique français et israélien. Plusieurs éditoriaux ont repris le propos de Keret pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une instrumentalisation du deuil à des fins politiques. D’autres voix, toutefois, ont rappelé que le gouvernement israélien justifie ses mesures de sécurité comme indispensables pour prévenir de nouvelles attaques. Ainsi, la publication de Keret alimente un débat déjà très polarisé, où chaque partie invoque le souvenir du 7 octobre pour légitimer ou contester les politiques en place.

Le rôle de Benjamin Netanyahu dans la perpétuation du traumatisme

Ker et, dans la même veine, de nombreux observateurs pointent du doigt le premier ministre Benjamin Netanyahu comme l’acteur principal qui, selon eux, maintient le conflit en vie. L’auteur affirme que tant que le chef du gouvernement persiste à « s’échinera à le faire durer », le traumatisme collectif ne pourra jamais se dissiper. Cette accusation repose sur la continuité des politiques de sécurité très strictes, des restrictions de mouvement dans les territoires palestiniens et d’une rhétorique qui, selon les critiques, alimente la peur et la division.

Les décisions prises par le cabinet de Netanyahu depuis 2023 incluent le renforcement des contrôles aux frontières, la prolongation de la loi sur la mobilisation militaire et la mise en place de programmes de reconstruction qui, selon les analystes, privilégient les zones peu touchées par les hostilités. Selon les sources, ces mesures ont eu pour effet secondaire de prolonger le sentiment d’insécurité chez les civils, notamment dans les villes frontalières où les alertes à la roquette restent fréquentes. Le gouvernement justifie ces actions comme une réponse nécessaire aux menaces persistantes, mais les familles des victimes y voient une forme de vengeance symbolique qui empêche la guérison.

Le débat autour du rôle de Netanyahu ne se limite pas aux sphères politiques. Des organisations de la société civile, tant en Israël qu’à l’étranger, ont lancé des campagnes appelant à une « pause humanitaire » afin de permettre aux victimes de recevoir un soutien psychologique adéquat. Ces initiatives, souvent relayées par les médias français, soulignent que la responsabilité d’un gouvernement ne se mesure pas uniquement à l’aune de la sécurité, mais aussi à la capacité de favoriser la réconciliation et le deuil. La tribune de Keret, en rappelant ces enjeux, renforce la pression internationale sur le premier ministre pour qu’il revoie certaines de ses politiques les plus controversées.

Les perspectives de réconciliation et les obstacles persistants

Dans la continuité de son appel, Keret évoque la difficulté d’envisager une réconciliation durable tant que les discours politiques restent centrés sur la peur. Il note que les initiatives de dialogue entre Israéliens et Palestiniens, bien que présentes, peinent à gagner en légitimité face à une rhétorique dominante qui privilégie la sécurité au détriment du processus de paix. Selon les sources, les pourparlers officiels ont connu plusieurs suspensions depuis le 7 octobre, chaque relance étant rapidement étouffée par des incidents violents ou des déclarations provocatrices.

Par ailleurs, les acteurs internationaux, dont l’Union européenne et les États‑Unis, ont rappelé l’importance d’une solution à deux États comme cadre de résolution du conflit. Cependant, l’article de Keret souligne que, tant que le gouvernement israélien persiste à mettre en avant des mesures de répression, les perspectives de compromis restent limitées. Les organisations de défense des droits humains, citant les témoignages de familles endeuillées, demandent la création d’un fonds spécial pour le soutien psychologique, ainsi que la mise en place d’un processus de vérité et de réconciliation similaire à celui adopté dans d’autres contextes post‑conflit.

En conclusion, la tribune d’Etgar Keret, publiée le 6 octobre 2026 dans Libération, rappelle que le souvenir du 7 octobre n’est pas seulement un rappel historique, mais un appel à repenser les stratégies politiques qui entretiennent le traumatisme. Sans un changement de discours et d’action de la part du gouvernement, les familles et les otages continueront à vivre dans l’ombre d’un événement qui, selon l’auteur, ne cessera jamais de les hanter tant que les responsables politiques persisteront à le faire durer.

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