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Russie : la 'thanatocratie' menace l'Ukraine et la liberté, appel à l'action internationale

Dans une tribune publiée dimanche, la journaliste ukrainienne Tetyana Ogarkova et le philosophe Volodymyr Yermolenko dénoncent la "thanatocratie" russe, où la mort devient outil de pouvoir, et appellent la communauté internationale à soutenir activement l'Ukraine et les valeurs de liberté.

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journalist·dimanche 1 novembre 2026 à 13:347 min
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Dans une tribune diffusée le 1er novembre 2026, la journaliste ukrainienne Tetyana Ogarkova et le philosophe Volodymyr Yermolenko mettent en garde contre ce qu’ils qualifient de « thanatocratie » russe, un régime qui placerait la mort au centre de son mode de gouvernance. Selon Libération, ils soutiennent que la stratégie russe ne se limite pas à la guerre en Ukraine, mais s’étend à une attaque contre toutes les sociétés où les droits humains et la dignité sont respectés. Les deux auteurs insistent sur la nécessité d’un effort collectif, au‑delà des frontières, pour contrer ce dispositif mortifère et préserver les principes de liberté et de démocratie.

Contexte historique et émergence du concept de « thanatocratie »

Le terme de « thanatocratie », littéralement « gouvernance de la mort », trouve ses racines dans les analyses critiques du pouvoir russe depuis le début du conflit en Ukraine en 2022. Dès les premières offensives, les forces russes ont recours à des frappes massives sur des zones civiles, à des exécutions sommaires et à la destruction d’infrastructures essentielles, créant un climat de terreur qui dépasse le simple objectif militaire. Cette pratique a progressivement été interprétée comme une stratégie visant à rendre la mort omniprésente, afin de transformer chaque perte en un message politique destiné à intimider les populations et à décourager toute forme de résistance.

Au fil des années, la communauté académique et les observateurs internationaux ont noté que cette utilisation de la mort comme levier de pouvoir s’inscrivait dans une logique plus large de déstabilisation. La propagande officielle a souvent cherché à masquer les crimes de guerre, tandis que les tribunaux militaires ont été mobilisés pour légitimer les exécutions, créant ainsi un climat d’impunité. Dans ce cadre, la « thanatocratie » apparaît comme une forme de gouvernement où la capacité à infliger la mort devient un instrument de décision politique au sens le plus littéral.

La vision de la "thanatocratie" russe exposée par Tetyana Ogarkova

Ogarkova décrit la Russie comme un État qui « fait de la mort son instrument de gouvernement », une formulation reprise intégralement dans la tribune de Libération. Elle explique que ce mode de fonctionnement se traduit par une politique de terreur systématique, où les frappes aériennes, les bombardements d’infrastructures civiles et les exécutions sommaires sont utilisés non seulement pour affaiblir l’Ukraine, mais aussi pour semer la peur dans les pays voisins et au‑delà. Selon les auteurs, la logique de la « thanatocratie » repose sur la capacité à rendre la mort omniprésente, transformant chaque perte en un message politique destiné à intimider les populations et à décourager toute forme de résistance.

En outre, Ogarkova souligne que la Russie mobilise ses ressources militaires et son appareil de propagande pour diffuser une vision du monde où la fin de la vie humaine devient un levier de pouvoir géopolitique. Elle cite des exemples de campagnes de désinformation visant à masquer les crimes de guerre, ainsi que l’usage de tribunaux militaires pour légitimer les exécutions. Cette approche, selon elle, crée un climat d’impunité qui renforce la capacité du régime à poursuivre ses objectifs sans contrainte morale ni juridique. Le texte ne fournit pas de statistiques chiffrées, mais insiste sur le caractère systématique et planifié de ces pratiques, décrites comme un « instrument de gouvernement » au sens le plus littéral.

Volodymyr Yermolenko alerte sur les menaces pour les sociétés libres

Le philosophe Volodymyr Yermolenko élargit le propos en affirmant que la stratégie russe s’inscrit dans une logique d’attaque contre les sociétés où les êtres humains ont de la valeur et des droits. Il avance que la « thanatocratie » vise à démanteler les fondements mêmes de la démocratie en utilisant la mort comme moyen de dissuasion et de contrôle social. Selon lui, le conflit en Ukraine n’est qu’une première étape d’une campagne plus large destinée à affaiblir les structures étatiques et civiles des pays qui soutiennent la liberté et la souveraineté nationale.

Yermolenko insiste également sur le fait que la Russie cherche à exporter ce modèle de gouvernance par la peur, en soutenant des mouvements séparatistes et en finançant des réseaux paramilitaires dans d’autres régions du monde. Il évoque, sans fournir de chiffres précis, la multiplication des actes de sabotage et de cyber‑attaques visant des infrastructures critiques en Europe, comme preuve d’une stratégie globale. L’auteur conclut que la survie de la liberté ne peut être assurée que par un effort collectif, soulignant l’importance d’une réponse coordonnée des États démocratiques pour contrer la diffusion de cette idéologie mortifère.

Réactions des parties prenantes et dynamique internationale

Depuis la publication de la tribune, plusieurs gouvernements occidentaux ont réaffirmé leur soutien à l’Ukraine, tout en appelant à une intensification des mesures contre la Russie. Des organisations non gouvernementales ont, de leur côté, lancé des campagnes de sensibilisation visant à dénoncer la logique de la « thanatocratie » et à mobiliser l’opinion publique internationale. Les médias indépendants, souvent ciblés par la désinformation russe, ont reçu des appels à renforcer leurs capacités de vérification des faits et à élargir leurs réseaux de diffusion.

Dans le même temps, des voix critiques au sein même de la communauté internationale ont rappelé la nécessité d’éviter une escalade qui pourrait alimenter le même mécanisme de peur que la Russie cherche à imposer. Elles ont souligné l’importance de conjuguer sanctions économiques, assistance humanitaire et soutien juridique aux victimes, afin de créer une réponse proportionnée et durable.

Perspectives et implications pour les sociétés démocratiques

Si la logique de la « thanatocratie » devait s’étendre davantage, les conséquences pour les sociétés libres pourraient être multiples. D’une part, la normalisation de la peur comme outil de gouvernance risquerait d’éroder la confiance des citoyens dans leurs institutions, ouvrant la porte à des mesures de sécurité renforcées qui pourraient restreindre les libertés civiles. D’autre part, la persistance d’une guerre de l’information, alimentée par des campagnes de désinformation, pourrait compliquer la capacité des démocraties à former un consensus autour d’actions communes.

En revanche, une mobilisation coordonnée des États démocratiques, soutenue par des organisations de la société civile, pourrait inverser la dynamique. Le renforcement des capacités de défense ukrainiennes, le soutien aux médias indépendants et la mise en place de programmes éducatifs visant à sensibiliser les populations aux risques d’une gouvernance basée sur la peur sont présentés comme des leviers essentiels. Ces mesures, si elles sont adoptées rapidement, pourraient freiner la propagation de la « thanatocratie » et offrir une marge de manœuvre aux sociétés libres pour préserver leurs institutions.

Axes d’intervention proposés

  • Renforcement des capacités de défense ukrainiennes, incluant la formation, le partage de renseignements et l’accès à des systèmes d’armement adaptés.
  • Soutien aux médias indépendants, notamment par le financement de projets de journalisme d’investigation et la création de plateformes de vérification des faits.
  • Mise en place de programmes éducatifs visant à sensibiliser les populations aux mécanismes de la désinformation et aux dangers d’une gouvernance fondée sur la peur.
  • Intensification des sanctions ciblées contre les responsables russes impliqués dans les crimes de guerre et les violations des droits humains.
  • Développement de réseaux de solidarité humanitaire pour accompagner les populations touchées par les conflits et les campagnes de terreur.

Conclusion : un appel à la solidarité globale

En conclusion, Ogarkova et Yermolenko insistent sur le fait que la survie de la liberté ne dépend pas uniquement des actions nationales, mais d’un effort partagé à l’échelle mondiale. Ils rappellent que la « thanatocratie » russe ne peut être combattue que par une réponse collective, mêlant soutien militaire, aide humanitaire, pression économique et mobilisation culturelle. Leur message, tel que relayé par Libération, se veut un rappel que la défense des valeurs démocratiques exige une vigilance constante et une solidarité durable, au‑delà des réponses ponctuelles.

La tribune, en appelant à une mobilisation internationale, offre une vision où chaque acteur – États, ONG, médias et citoyens – joue un rôle déterminant pour empêcher la consolidation d’un régime fondé sur la mort. Si ces engagements sont traduits en actions concrètes, il est possible d’espérer que les sociétés libres puissent non seulement résister à la menace actuelle, mais également renforcer leurs fondements pour les générations futures. Information non confirmée à ce stade.

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