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11-Septembre : JD Vance ironise sur sa future rencontre avec Joe Biden à New York

Le vice-président américain JD Vance a déclaré jeudi avec ironie attendre avec impatience de retrouver son prédécesseur Joe Biden lors de la cérémonie du 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre à New York. Une pique qui ravive la rivalité politique entre l'administration Trump et l'ancien président démocrate.

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journalist·vendredi 4 septembre 2026 à 08:567 min
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11-Septembre : JD Vance ironise sur sa future rencontre avec Joe Biden à New York

Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a créé la surprise jeudi 3 septembre en ironisant sur sa future rencontre avec l'ancien président Joe Biden, prévue lors de la cérémonie commémorative du 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre à New York. Interrogé lors d'une conférence de presse, le numéro deux de l'administration Trump a déclaré, sourire en coin : « J'ai vraiment hâte de passer du temps avec Joe Biden », selon les images diffusées par BFMTV. Une remarque qui n'a pas manqué de faire réagir dans la classe politique américaine, à quelques jours d'une cérémonie hautement symbolique.

Une déclaration qui ravive la rivalité politique américaine

JD Vance n'a pas développé davantage sa pensée lors de ce point presse, se contentant de cette formule teintée d'ironie qui contraste avec la solennité habituellement attendue à l'approche d'une telle commémoration. Le vice-président américain, élu en 2024 sur le ticket de Donald Trump, entretient des relations notoirement tendues avec son prédécesseur démocrate. Depuis son départ de la Maison-Blanche en janvier 2025, Joe Biden est largement resté en retrait de la vie politique, n'effectuant que de rares apparitions publiques.

Selon BFMTV, qui a rapporté ces propos vendredi 4 septembre, cette déclaration s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre l'ancien président et le camp républicain. JD Vance avait notamment été l'un des critiques les plus virulents de Biden durant la campagne présidentielle, l'accusant régulièrement d'incompétence dans la gestion des dossiers internationaux. La présence simultanée des deux hommes à la cérémonie new-yorkaise promet donc un moment politiquement chargé, indépendamment de la dimension mémorielle de l'événement.

Une cérémonie du 25e anniversaire sous haute symbolique

La cérémonie commémorative marquera le 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre 2001, qui avaient coûté la vie à près de 3 000 personnes dans les tours jumelles du World Trade Center, à Washington et en Pennsylvanie. Chaque année, cet événement rassemble à New York les familles des victimes, les survivants, les secouristes et les hautes autorités du pays. Cette édition revêt une dimension particulière : il s'agit du dernier grand anniversaire décennal avant le trentenaire, souvent considéré comme une étape symbolique dans le travail de mémoire.

L'administration Trump a annoncé sa présence à New York pour cette commémoration, Donald Trump ayant fait du souvenir du 11-Septembre un marqueur identitaire de sa présidence. Le président américain et son vice-président seront accompagnés des principales figures politiques du pays. La présence de Joe Biden, en tant qu'ancien président, est une tradition républicaine respectée par tous les anciens locataires de la Maison-Blanche, quelle que soit leur affiliation partisane. Cette obligation protocolaire place néanmoins l'ancien président démocrate dans une posture délicate face à ses successeurs.

Le contexte d'une rivalité assumée

La sortie de JD Vance ne survient pas dans un vacuum politique. Depuis l'investiture de Donald Trump pour son second mandat en janvier 2025, les échanges entre l'administration républicaine et l'ancien président démocrate se sont multipliés, oscillant entre attaques frontales et silences pesants. JD Vance, qui fut sénateur de l'Ohio avant d'accéder à la vice-présidence, s'est imposé comme l'une des voix les plus mordantes de la nouvelle génération conservatrice américaine. Son ascension politique s'est largement construite sur une critique systématique du bilan Biden, notamment en matière de politique étrangère et de gestion des crises internationales.

De son côté, Joe Biden a progressivement réduit ses apparitions publiques depuis son départ de la Maison-Blanche. Ses interventions sont rares et soigneusement calibrées, principalement réservées à quelques causes qui lui tiennent à cœur. Cette discrétion contraste avec l'hyperactivité politique de certains de ses prédécesseurs après leur départ du pouvoir. La décision de Biden de participer à la commémoration du 11-Septembre n'en est que plus significative, car elle constitue l'une des rares occasions où l'ancien président accepte de réapparaître sur la scène nationale aux côtés de ses successeurs.

Le 11-Septembre, marqueur identitaire de la présidence Trump

Donald Trump avait fait du 11-Septembre un axe central de sa communication politique bien avant son retour à la Maison-Blanche. Dès sa première campagne victorieuse de 2016, le républicain avait érigé le souvenir des attentats en pilier de son argumentation, promettant une fermeté absolue face au terrorisme international. Cette posture s'inscrit dans une stratégie plus large de différenciation avec l'administration démocrate précédente, accusée d'avoir affaibli la position américaine sur la scène mondiale.

Pour cette commémoration du 25e anniversaire, l'enjeu dépasse largement le simple devoir de mémoire. Il s'agit également, pour l'administration Trump, d'affirmer sa légitimité à incarner le souvenir national et à définir le récit officiel des événements. La mise en scène de l'unité nationale, à travers la présence conjointe de figures politiques de tous bords, sert traditionnellement à démontrer la résilience des institutions américaines face à la menace terroriste. La déclaration ironique de JD Vance vient cependant rappeler que cette unité affichée masque des fractures politiques béantes.

Les réactions dans la classe politique américaine

La remarque du vice-président a immédiatement suscité des commentaires dans les sphères politiques et médiatiques américaines. Si certains commentateurs ont voulu y voir une simple boutade sans conséquences, d'autres ont souligné le caractère inapproprié d'une telle ironie à l'approche d'une cérémonie de recueillement. La tradition politique américaine veut que les commémorations nationales demeurent des moments de rassemblement bipartisans, au cours desquels les rivalités partisanes sont temporairement mises entre parenthèses.

Du côté démocrate, la déclaration a été reçue comme une provocation supplémentaire de l'administration républicaine. Les critiques ont rappelé que la fonction de vice-président impose une certaine réserve, particulièrement dans les jours précédant un événement d'une telle portée symbolique. Le contraste entre le ton léger adopté par JD Vance et la gravité attendue de la cérémonie illustre, selon plusieurs observateurs, le style politique singulier de l'administration Trump, peu encline aux conventions protocolaires habituelles.

Les enjeux politiques d'une commémoration nationale

Au-delà de l'anecdote, cette séquence illustre la manière dont l'administration Trump cherche à reprendre le contrôle du récit mémoriel autour du 11-Septembre. Donald Trump avait personnellement marqué cet événement dès sa première campagne en 2016, et son retour à la Maison-Blanche en 2025 s'accompagne d'une volonté affichée de réécrire certains aspects de l'histoire récente. Les déclarations de Joe Biden sur le bilan de la « guerre contre le terrorisme » avaient notamment irrité la Maison-Blanche.

Pour les familles des victimes et les New-Yorkais, cette cérémonie reste avant tout un moment de recueillement et de souvenir. Vingt-cinq ans après les attentats, les autorités américaines continuent d'identifier de nouvelles victimes grâce aux progrès de la médecine légale, et le site du World Trade Center demeure un lieu de pèlerinage. La dimension politique, bien qu'inévitable dans le climat actuel, reste secondaire pour les proches des disparus, qui attendent de cette journée avant tout la dignité et le respect dus aux victimes.

Perspectives : une journée sous le signe de l'incertitude protocolaire

La présence commune de JD Vance et Joe Biden à New York, vendredi 11 septembre, fera l'objet d'une attention médiatique considérable. Reste à savoir si les deux hommes échangeront ou s'ignoreront, et comment les caméras capteront cette improbable proximité entre l'actuel vice-président et son prédécesseur. BFMTV souligne que la déclaration de JD Vance, si elle a été prononcée sur le ton de la plaisanterie, n'en constitue pas moins un signal politique dans une Amérique toujours divisée.

Cette séquence s'ajoute à une série d'épisodes qui témoignent de la persistance des tensions partisanes américaines, même dans les moments qui devraient appeler à l'union nationale. Alors que le pays s'apprête à commémorer l'un des événements les plus traumatiques de son histoire récente, l'épisode JD Vance-Biden rappelle que la politique américaine demeure profondément polarisée. Les prochaines commémorations du 11-Septembre, jusqu'au trentenaire en 2031, se dérouleront dans ce contexte de rivalité politique permanente, où chaque apparition publique des principales figures du pays est analysée à l'aune des calculs partisans.

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